News and opinions on situation in Haiti
  
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28/6/06

Action Alert: Remember the July 6, 2005 UN massacres of Site Soley civilians and Demand UN out of Haiti, Expose the lies of International Community about Haiti, its people and resources |N’envoyez pas de l’argent, mais des techniciens | World Social Forum Resolution on Haiti | Second parliamentarian complains of mistreatment by MINUSTAH | AUMOHD list of Victims from Site Soley

 

   

Date: 28 June 2006 17:35:13 BDT

To: ezilidanto@lists.riseup.net

Reply-To: erzilidanto@yahoo.com

Recommended Link:

– HLLN Action Alert: Demand UN soldiers stop killing innocent Haitian civilians and brutalizing the Haitian public.

Remember the July 6, 2005 deadly pre-dawn UN massacre of more than 50 innocent Site Soley civilians, many killed while in their own beds asleep, including a mother in bed with two of her children – 22 year-old Sonia Romelus was murdered by the same UN bullet that passed through the body of her 1 year-old infant son Nelson she was holding. Next to them was her four year-old son Stanley Romelus who was killed by a single UN soldier’s shot to the head. (see www.margueritelaurent.com/law/massupdates1.html, scroll down to July 6, 2005 )

This Thursday, July 6, 2006, join the Haitian Lawyers Leadership Network (HLLN), Kole Zepol Pou Sove Ti Moun from Site Soley, Vwa Zanset from Canada, Fanmi Lavalas of New York and the Tri-State area, Haiti Action Committee, Lakou New York, Veye Yo, AUMOHD of Haiti and many others who will gather together with an international coalition of human rights workers abroad and in collaboration with other grassroots organizations in Haiti, representing the people of Site Soley, Pele, Bel Air, Martissant, Solino, Milot, Cap Haitien and throughout all of Haiti, to demand that the UN account for their crimes against the people of Haiti; to demand justice for those shot dead by the UN, including Dred Wilme, Sonia Romelus, her infant sons Nelson and Stanley and all the victims of the UN troops since their landing in Haiti.

Further endorsements are welcomed. To endorse, send an e-mail to erzilidanto@yahoo.com

DEMAND A STOP TO THE UN OCCUPATION AND REPRESSION. Demand Justice for July 6, 2005 UN Victims from Site Soley. For additional details, go to:
www.margueritelaurent.com/campaigns/campaignone/presswork/protect.html

– Join HLLN’s People-to-People campaign to expose the lies of the International Community about Haiti, its people and resources: Demand the International coup d’etat supporting countries and enforcers, not President Rene Preval, set the political prisoners free, end the UN occupation, return
Haitian assets by Marguerite Laurent, Haitian Perspectives, June 26, 2006
www.margueritelaurent.com/pressclips/expose.html

Ezili Danto Spoken Word Dance Theater
The Premier Performance, Poetry, West African and Haitian Dance Company
Recommended Links
www.margueritelaurent.com/pressclips/expose.html#edlinks

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– N’envoyez pas de l’argent, mais des techniciens
“René Préval, président haïtien”
Posté le: mardi 27 juin 2006 | Le Monde

– WORLD SOCIAL FORUM ON MIGRATION
RESOLUTION ON HAITI, June 24, 2006 (in English and Spanish)

– Action Alert: Demand UN soldiers stop killing innocent Haitian civilians and brutalizing the Haitian public. DEMAND A STOP TO THE UN OCCUPATION AND REPRESSION. Demand Justice for July 6, 2005 UN Victims from Site Soley. For additional details, go to:
www.margueritelaurent.com/campaigns/campaignone/presswork/protect.html

– Second parliamentarian complains of mistreatment by MINUSTAH, AHP News, June 26, 2006, Unofficial Eng. translation

– Preval vows to release Neptune soon, says judiciary working hard for release of So Ann, Yvon Antoine, etc. AHP News, June 26, 2006, Unofficial Eng. translation

– Madrid Migration Forum cites reasons for Haiti’s poor development indicators, urges “more authentic solidarity” with Haiti, withdrawal of UN forces, respect for Haitian rights by Dominican Republic, AHP News, June 26, 2006, Unofficial Eng. translation

– Dominican intelligence employed by Latortue regime to hunt down Lavalas, AHP-June 22, 2006

– MIAMI `TERRORISTS’- Gonzales (Cheney) finds reason to cry wolf again
By RICHARD COHEN cohenr@washpost.com | Miami Herald | Jun. 27, 2006

– AUMOHD’S partial list of Site Soley Victims
LA LISTE PARTIELLE DES PERSONNES VICTIMES PAR BALLE A CITE SOLEIL, June 25, 2006
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N’envoyez pas de l’argent, mais des techniciens
Posté le: mardi 27 juin 2006
“René Préval, président haïtien”
Propos recueillis par Jean-Michel Caroit

Le Monde

Quelle est votre stratégie face à l’insécurité alors que les kidnappings et les assassinats de policiers ont repris après la trêve observée au moment des élections ?

Je ne vais pas tomber dans la réponse facile de comparer l’insécurité dans d’autres pays et à Haïti. Il faut d’abord renforcer les instruments pour combattre le crime. J’ai soumis au Parlement la confirmation de l’actuel chef de la police, et il faudra aussi nommer un secrétaire d’Etat à la sécurité publique et réorganiser la police avec l’aide de la Minustah (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti). C’est un problème angoissant mais qu’on ne pourra pas résoudre en un tour de main. Il faudra d’abord construire les instruments, pas seulement la police, également le système judiciaire. C’est le dernier carré de résistance des hors-la-loi, que ce soit le crime international organisé, le crime national, la contrebande. Et puis aussi se pencher sur la question sociale. Nous avons le programme d’apaisement social qui pourra créer des emplois et nous permettre d’avancer dans le programme de désarmement. Mais l’Etat haïtien est très faible, il faudra le faire avec l’aide de la Minustah.

Cette recrudescence de l’insécurité a-t-elle des motivations politiques ou s’agit-il de banditisme de droit commun ?

Je pense que c’est du droit commun, je ne pense pas qu’il y ait des motivations politiques.

Comment est accueillie la confirmation du chef de la police, Mario Andresol ?

M. Andresol a donné des signes de vouloir changer les choses. L’international me dit de travailler avec lui. J’ai travaillé avec lui sous ma première présidence. L’impression de la population, c’est que c’est quelqu’un qui veut changer la police et qui veut que la police fasse vraiment son travail.

La Minustah a été accusée de ne pas s’attaquer au problème de l’insécurité. Qu’en attendez-vous ?

Quand la Minustah est arrivée, il y avait un effondrement de l’Etat, une situation insurrectionnelle. Sa tâche était de rétablir l’ordre. Nous sommes en discussion pour redéfinir son mandat. Ce ne sera plus une mission de rétablissement de la paix mais de maintien de la paix à travers le renforcement des institutions précisément pour préparer le départ de la Minustah. Le gouvernement doit être plus présent. La Minustah devra travailler non seulement en accord avec le gouvernement, mais je dirai presque sous la supervision du gouvernement, de l’Etat haïtien. Nous allons discuter avec eux pour savoir de quelle façon ils pourront aider au renforcement de la police et de la justice.

Qu’en est-il de l’idée de créer un corps de gendarmerie aux côtés de la police ?

Ma conviction est que l’armée n’est pas nécessaire. La discussion est de savoir si ce corps serait à l’intérieur de la police ou s’il faut un corps séparé. La police doit rester auxiliaire de la justice pour appréhender les criminels, maintenir l’ordre public, s’occuper de la circulation routière. Il faudra un corps pour la sécurisation des frontières, la surveillance des bâtiments publics, des ports, des aéroports, pour intervenir en cas de désastre naturel, pour lutter contre la contrebande et participer à des tâches comme la surveillance des forêts. Je vais réfléchir sur la manière d’articuler cela avec le service civil obligatoire, qui est inscrit dans la Constitution.

Quelles mesures sont prises pour affronter la corruption et le clientélisme ? L’arrestation du directeur de l’Ucref (Unité centrale de renseignements financiers) a semé le doute…?

M. Jean-Yves Noël est toujours directeur de l’Ucref. Il est à son poste et il n’a jamais été question pour le gouvernement de le remplacer. D’ailleurs, M. Jean-Yves Noël n’a pas été arrêté sous le gouvernement de Jacques-Edouard Alexis. Je n’accuse pas le gouvernement précédent, mais je dis que nous n’étions pas en plein contrôle de l’appareil gouvernemental à ce moment-là. Nous pensons qu’il n’était pas justifié qu’il reste en prison. S’il y a plainte contre lui, il faut qu’elle suive son cours, mais la décision de prison ferme n’était pas justifiée. Il faut un système de contrôle de la corruption. Il ne suffit pas d’avoir un homme intègre, il faut aussi un système qui permettra d’être sûr que la corruption n’existe pas. Il faut par exemple un mécanisme transparent pour la passation de marchés, un seul guichet pour que quand un investisseur vient il n’ait pas à réaliser cinquante, soixante démarches où il devra laisser un bakchich. Il faut des procédures simples, transparentes, claires et vérifiables.

Où en sont les dossiers des personnalités comme Yvon Neptune (ancien premier ministre de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide) qui sont en prison ?

Nous respectons la séparation des pouvoirs. L’exécutif ne peut pas s’immiscer dans les affaires de la justice. Cependant, le président de la République est garant de la bonne marche des institutions. Je me suis entretenu cette semaine avec Louis Joinet [expert de l’ONU pour les droits humains en Haïti] et je vais le rencontrer en France pour voir comment la Commission des droits de l’homme des Nations unies peut nous aider en ce qui concerne la justice et les droits de l’homme.

Après la formation du gouvernement, dans un climat de dialogue et d’ouverture, où en sont vos relations avec l’ex-président Aristide et son parti, la Famille Lavalas ?

Pendant la campagne, j’ai écouté la population. Elle veut que tout le monde se mette ensemble, qu’on sorte des zizanies factices, inutiles. Cela fait vingt ans que le peuple haïtien vote, mais il n’a encore jamais vu les résultats positifs et concrets de son vote. C’est pourquoi il demande à la classe politique de se mettre ensemble. Pendant toute ma campagne, j’ai dit que si j’étais président je parlerais à tout le monde sauf aux assassins, aux voleurs et aux dealers de drogue. C’est ce que je fais et c’est, je crois, ce que tout le monde attend. Nous avons commencé à parler avec les secteurs politiques représentés au Parlement. Mais il faudra élargir ce dialogue aux secteurs politiques qui ne sont pas représentés au Parlement et à la société civile.

Et ceux qu’on a vus, par exemple le 14 mai [jour de la prestation de serment de M. Préval], réclamer bruyamment le retour de l’ancien président ?

Ma réponse à cette question est simple : la Constitution dit qu’aucun citoyen n’a besoin de visa pour quitter le pays ou y revenir. Donc la réponse ne m’appartient pas.

En quoi consistent le pacte de gouvernance à vingt-cinq ans et le programme d’apaisement social ?

Le pacte à vingt-cinq ans est une façon d’inviter les gens à réfléchir ensemble. C’est une façon de dire qu’on ne peut pas construire un pays si on n’a pas une vision à long terme. Par exemple, si nous prenons les grandes villes d’Haïti, surtout les villes côtières, qui se sont développées à partir d’un certain type de production agricole, ces villes, y compris Port-au-Prince, n’ont plus la capacité de se développer autrement que sur un mode de bidonville. N’est-ce pas le moment de dire : créons dix villes du millénaire et créons les réserves foncières nécessaires sur deux cents, trois cents hectares pour ces nouvelles villes, qui seraient basées sur l’enseignement, l’éducation, les nouvelles technologies de l’information. Si on ne crée pas ces réserves aujourd’hui, même si c’est dans vingt-cinq ans qu’on les construit, on ne pense pas vraiment le développement. Il faut un accord national, une réflexion nationale, il faut embarquer tout le monde dans ce projet, sur une perspective longue, même s’il faut parfois rêver.

Y a-t-il une structure, un agenda, un secrétariat, ou est-ce une bonne idée qui va rester informelle, qui ne va pas “atterrir” ?

C’est une bonne idée, et elle a déjà donné des résultats. Le premier résultat, c’est le gouvernement. Voilà une plate-forme qui n’a pas de majorité au Parlement et qui a obtenu la quasi-unanimité des voix ; il n’y a pas un vote négatif, il y a eu deux abstentions, l’une au Sénat et l’autre à la Chambre des députés.. Comme c’est nouveau, il y a une structuration à faire. Deux structures existent déjà, la structure parlementaire et la structure gouvernementale. J’ai proposé une superstructure de réflexion politique avec des techniciens dans différents domaines qui puissent alimenter la structure politique d’éléments de réflexion et qui puissent mettre en forme les recommandations des structures politiques. Nous avons commencé à travailler avec les Eglises. Tous les leaders des secteurs politiques qui ont participé à la mise en place du gouvernement ont tenu une séance de travail avec la conférence épiscopale. On le fera aussi avec les protestants pour penser l’éducation et la santé puisque ces deux entités religieuses contrôlent un grand réseau de santé et d’éducation. Il suffit d’avoir la bonne volonté et l’ouverture d’esprit nécessaires pour que nous acceptions de cheminer ensemble.

Et quant au programme d’apaisement social ?…

C’est un mot que je n’aime pas, inventé par une institution financière internationale. Cela ressemble à un programme pour faire dormir les gens, l’apaisement social, je n’aime pas ça. Je crois qu’il faut s’occuper des hommes difficiles mais en faisant des activités structurantes, permanentes. Dans le budget, nous avons mis de côté 15 millions de dollars (quelque 12 millions d’euros), c’est la partie haïtienne ; mais nous envisageons dans le cadre de la renégociation du CCI (cadre de coopération intérimaire) qui a lieu en ce moment de travailler avec les principaux bailleurs pour qu’une partie des ressources qui sont à notre disposition puisse être mobilisée. Il y a mille fiches de projets, répartis sur tout le territoire, nous faisons des “paquets” au niveau municipal pour qu’il y ait une cohérence et éviter le saupoudrage.

Quelle est votre évaluation de l’aide internationale dans le cadre du CCI ? On dit que 700 millions de dollars ont été dépensés sur le montant de 1,3 milliard promis ?

Le grand problème avec l’aide internationale, c’est qu’il n’y a pas de plan de la maison Haïti, et les donneurs proposent ce qu’ils ont. Si on avait un plan Haïti, nous pourrions demander aux donneurs ce qui nous semble être nécessaire. C’est la première démarche de rectification qu’on devra faire par rapport à cette relation avec l’international. C’est pourquoi, quand j’étais en Argentine et que M. Kirchner [le chef de l’Etat] m’a demandé après les félicitations d’usage “qu’e pouvons-nous faire pour Haïti ?”, je lui ai dit : Mon drame, monsieur le Président, c’est que je ne sais pas. Nous avons une fuite de cerveaux importante, les ONG prennent les meilleurs techniciens qu’elles paient beaucoup plus cher. J’ai été étonné de voir quelqu’un comme Frantz Verella, qui avait un salaire important à la BID (Banque interaméricaine de développement), se sacrifier pour devenir ministre, mais ce n’est pas chaque jour qu’on voit cet esprit de sacrifice. Il faut des techniciens pour penser le développement.

Voilà quelques jours, j’ai rencontré une mission du Fonds monétaire international, à qui j’ai dit “ne m’envoyez pas de l’argent, envoyez-moi des techniciens”. Durant mon premier mandat, quand [le Français Michel] Camdessus dirigeait le FMI, nous avions mis sur pied un programme de recrutement de techniciens. L’actuel ministre des finances était arrivé dans le cadre de ce programme ; nous avions alors environ vingt-cinq techniciens payés par les institutions financières, le FMI avait la mission de chercher ces techniciens et la Banque mondiale et d’autres bailleurs les payaient au même tarif qu’à l’étranger. Je pense qu’il s’agit d’abord de trouver les techniciens pour penser ce développement. Si l’on ne fait pas ça, on continuera à recevoir ce que veulent bien donner ou ce qu’ont les bailleurs.

En outre, les bailleurs font trop de choses. La Banque mondiale intervient sur les routes, dans la santé, l’éducation, la bonne gouvernance, la justice, la police… La BID intervient dans les mêmes domaines, l’Union européenne aussi et avec des procédures différentes. On a l’impression que le gouvernement passe son temps à coordonner ce que font la BID, la Banque mondiale et l’Union européenne. Nous leur disons : Simplifions les choses, spécialisez-vous, la BID prenez les routes, l’Union européenne, prenez l’éducation ou la santé, etc. Nous n’avons pas la capacité de gestion pour coordonner tout cela. Le CCI a dix-neuf tables sectorielles, le ministre des finances se retrouve sur sept tables, le ministre de la justice sur trois tables, le ministre de l’éducation sur cinq tables, ils n’ont pas le temps de faire leur travail de ministre, c’est inefficace. Il faudrait trois tables : la table des infrastructures pour la BID, la table de l’éducation pour l’Union européenne, et la table de la santé pour la Banque mondiale. Sinon, ça ne marche pas.

Quels sont les résultats de vos voyages à travers les Amériques, du Chili au Canada, en passant par Cuba et le Venezuela ?

Le premier résultat concret, c’est de maintenir Haïti dans l’actualité. Le deuxième, c’est d’expliquer à ces Etats la situation haïtienne, et le troisième résultat ? en ce qui concerne par exemple le groupe ABC (Argentine, Brésil, Chili) ?, c’est la formation d’une commission ABC pour aider le gouvernement haïtien à réfléchir sur son développement. Prenez les conditions de travail du Parlement. Le parlementaire a pour tout espace sa chaise. Les commissions n’ont pas d’espace, il n’y a pas de technostructure pour aider à penser les lois, à les rédiger. C’est pareil pour l’exécutif. Nous n’aurons pas la capacité de tout penser, de tout rédiger. Dans n’importe quel Parlement et n’importe quel gouvernement, s’il n’y a pas de techniciens, on ne pourra pas avancer. Pour moi, c’est la chose principale, ce n’est pas l’argent.

Comment évaluez-vous la coopération cubaine ?

On ne va pas opposer les différents types de coopération. Chaque coopération a sa spécificité. Les Cubains n’ont pas de ressources financières, mais ils ont les ressources humaines nécessaires. Aujourd’hui, parmi nos 140 communes, 55 ne sont pas encore couvertes par la présence médicale cubaine. Un inventaire a été fait. Vingt doivent être couvertes tout de suite grâce à un redéploiement dans ces communes-là. Voilà un type de coopération sur le terrain qui apporte une amélioration dans la vie des gens. Les Cubains ont un système socio-économique qui n’est pas celui d’Haïti, où existe la libre concurrence, le marché. Nous nous rendrons dans des pays comme la République dominicainen qui sont plus proches de nous en matière de développement, pour voir ce qui s’y fait.

Quelle a été la réaction des Etats-Unis à vos voyages à La Havane puis à Caracas ?

Ils ne m’ont pas fait de confidence ni de commentaire. Aujourd’hui, presque tous les pays de la Caraïbe sont regroupés dans PetroCaribe. C’est une bonne initiative qui se fait dans le respect de l’indépendance de chaque pays. Quand j’étais là [à Caracas], après moi, [le sénateur] Joe Kennedy a été reçu par le président Chavez.

Qu’attendez-vous de ce voyage en Europe, et particulièrement de l’étape à Paris ?

D’abord une meilleure compréhension de la situation en Haïti. Nous allons expliquer la nouvelle situation. C’est le plus important pour moi, tant à l’Union européenne, à Bruxelles, auprès du gouvernement belge, qu’auprès du gouvernement français. Dans tous ces voyages, je n’oublie pas les Haïtiens qui vivent à l’étranger. Aujourd’hui le tiers de notre population vit à l’étranger. Ces 4 millions d’Haïtiens qui vivent à l’étranger contribuent à hauteur de 20 à 25 % du PIB, et dépensent beaucoup d’argent dans leurs voyages, l’éducation de leurs enfants, à hauteur de 1,3 milliard de dollars par an. C’est pratiquement le même chiffre que le CCI, mais en ce qui les concerne, c’est chaque année. Si on arrive à les rassurer pour qu’ils viennent plus régulièrement en Haïti, nous pouvons doubler ou tripler cet apport de la diaspora. Au cours de la première étape de ce voyage, je me rends à Miami, où se tient une conférence sur le tourisme. Elle réunit des Haïtiens qui veulent faire du tourisme en Haïti, qui ont déjà commencé d’ailleurs.

La France a dit qu’elle pourrait aider Haïti pour l’annulation de la dette. Cela fait-il partie des dossiers qui vont être discutés à Paris ?

L’annulation de la dette est liée à des conditions de progrès dans la gouvernance, dans la captation des ressources de l’Etat. Nous devons d’abord satisfaire ces conditions pour qu’il y ait effacement de la dette. On avance avec l’appui du Fonds monétaire et la poursuite des réformes économiques. Avec la Banque mondiale et la BID aussi. Là où la France peut donner un coup de main, c’est dans le domaine de la dette bilatérale, qui concerne le Club de Paris. Le gros de la dette bilatérale concerne la France, l’Italie et l’Espagne, car les Etats-Unis ont diminué la leur. L’appui de la France s’affirme largement à travers l’Union européenne. Mais l’un n’exclut pas l’autre. Un pays membre de l’Union européenne peut faire quelque chose de complémentaire sur le plan bilatéral, il y a là une opportunité pour la France d’aller au-delà, car après tout Haïti a une relation historique et unique avec la France.

Les investisseurs commencent-ils à revenir ?

L’ancien Club Med va rouvrir bientôt. Il a été repris par un consortium de capitaux haïtiens et étrangers, des Haïtiens locaux et de la diaspora. Des investisseurs haïtiens se sont groupés pour construire une centrale électrique de 30 mégawatts. Il y a des projets pour ouvrir des zones franches, les terrains sont déjà acquis, les études sont en cours. Je suis au courant d’au moins trois projets associant des Haïtiens et des étrangers.

La lumière sera-t-elle faite sur l’assassinat de Jean Dominique [célèbre journaliste assassiné en 2000] ?

Comme je l’ai dit, je vais impliquer l’international dans le dossier de la justice. Louis Joinet m’a assuré qu’il était prêt à venir nous donner un coup de main sur ces dossiers.

Propos recueillis par Jean-Michel Caroit
Le Monde

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WORLD SOCIAL FORUM ON MIGRATION
RESOLUTION ON HAITI, June 24, 2006 (in English and Spanish)

The delegates and members of the II World Social Forum on Migration have analyzed with deep concern the Haitian situation. After having been France’s richest colony, Haiti proclaimed its independence in 1804 as the world’s First Black Republic, declared the land of freedom for black slaves. A nation founded on solidarity, it contributed to various liberation movements in Latin America.

Two hundred two years later Haiti registers the lowest human development rate in the Western Hemisphere, together with serious problems of governance, political violence and unprecedented rates of urban delinquency as a consequence of social and political divisions, the expansion of drug trafficking, the deportation of criminals from the United States and the permanent influence and interference of countries from the North that weigh on the Haitian national life. In just one decade, in 1994 and 2004 under the umbrella of the United Nations (UN) and the Organization of American States (OAS), the country suffered two armed interventions.

The massive participation in the presidential election this past February, 2006, and the results of the legislative elections constitute, however, a clear determination of the Haitian people to freely elect their leaders to decide their destiny and above all to have the right to live in their own land.

Around 2.5 million Haitians have emigrated to other countries, mostly to North America. For close to 100 years, in the neighboring Dominican Republic, the use of Haitian labor, fundamentally in agriculture and the construction industry, is an undeniable reality. However, fewer than 5,000 Haitians have legal status in that country. Their descendants in violation of the constitutional provision of “jus solis” are not recognized as Dominicans, while at the same time they are victims of constant massive violent repatriations, which in the past 12 years have affected nearly 300,000 persons.

The II World Social Forum, meeting in Rivas Vacia Madrid, has resolved to ask the international community and the networks of the organizations of society worldwide a more authentic solidarity for the Haitian people through:

1- Starting a plan for the withdrawal of the troops of the United Nations Mission for the Stabilization of Haiti (MINUSTHA) which must be accompanied by technical assistance for the professionalization of the Haitian National Police (PNH).

2- A review by the new Haitian Government of the Interim Cooperation Framework (ICF) presented and approved in Washington in June, 2004, with the participation of popular, rural and civic organizations, in order to achieve a broadening of this program which responds to the most urgent needs of the Haitian people.

3- The disbursement by the pertinent financial and governmental institutions of the funds for the projects approved at the Montreal and Cayenne summits on Haiti during the year 2005.

4- Encouraging the Haitian actors to establish a true national dialogue with the purpose of achieving the reconciliation of the Haitian family, in order to build a new nation project.

5- Support by the peoples and the Governments of the Americas in particular, and of the world in general, for the remission of Haiti’s external debt, because it was the only nation on the planet that had to pay for its Independence to be recognized, through the so-called “Independence debt” of 150 million gold francs paid to France, with an added value of more than 21 billion dollars.

6- Taking into account the Sentence of the Inter-American Human Rights Court of October of last year, against the Dominican Government regarding the Yean-Bosico case, for the citizenship rights for children of Haitian parents, urging the Dominican and Haitian Governments to look for a solution to the migratory situation on the island that denies judicial existence to, and leaves in administrative irregularity, a community of more than 800,000 persons.

7- Requesting the United States and Dominican Governments, successively, to stop the deportation of Haitian nationals indicted by the United States justice system, and the massive repatriations of Haitians without documents.

Approved by the Assembly of the II World Social Forum, with the presence of 1,800 delegates representing 800 organizations from 86 countries.

June 24, 2006.

Work Group on Haiti, among others, Me Jean Senat Fleury, Tragelus Cherubin du GAAR, Eddy Moise, reporter Edwin Paraison

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RESOLUCION SOBRE HAITI

Los delegados y miembros del II Foro Social Mundial de las Migraciones hemos analizado con profunda preocupacion la situacion haitiana. Despues de haber sido la colonia mas rica de Francia, Haiti proclamo su independencia en 1804 como Primera Republica Negra del mundo, declaradada tierra de libertad para los esclavos negros. Pueblo cimentado en la solidaridad, contribuyo con varios movimientos de liberacion e independencia en Latinoamerica.

202 anos despues Haiti registra los indices mas bajos de desarrollo

humano del hemisferio occidental junto a graves problemas de gobernalidad , violencia politica y niveles sin precedentes de delicuencia urbana como consecuencia de las divisiones sociales y politicas, de la expansion del narcotrafico, la deportacion de criminales de los Estados Unidos y de la influencia e injerencia permanentes de paises del Norte que gravitan en la vida nacional haitiana. En tan solo una decada en 1994 y el 2004 bajo la sombrilla de la Organización de las Naciones Unidas (ONU) y la Organización de los Estados Americanos (OEA), el pais sufrio dos intervenciones armadas.

La masiva participacion en la eleccion presidencial del pasado mes de febrero 2006 y los resultados de las elecciones legislativas

constituyen, sin embargo una clara determinacion del pueblo haitiano de elegir libremente sus dirigentes para decidir de su destino y sobre todo tener el derecho de vivir en su propia tierra.

Alrededor de 2,5 millones de haitianos han emigrado a otros paises,

la mayoria hacia america del Norte. Desde cerca de 100 anos

en la fronteriza Republica Dominicana, el uso de la mano de obra haitiana fundamentalmente en la agricultura y la industria de la construccion, es una realidad innegable. Sin embargo menos de 5,000 haitianos tienen un estatus legal en ese pais. Sus descendientes en violacion a la prevision constitucional del ?jus solis? no son reconocidos como dominicanos, al mismo tiempo que son victimas de repatriaciones masivas y violentas de manera constante, los cuales en los ultimos 12 anos han afectado a cerca de 300,000 personas.

El II Foro Social Mundial reunido en Rivas Vaciamadrid ha resuelto pedir de la comunidad internacional y de las redes de organizaciones de la sociedad nivel a nivel mundial, una solidaridad mas autentica a favor del pueblo haitiano con:

1- Poner en marcha un plan de retiro de las tropas de la Mision de las Naciones Unidas para la Estabilizacion de Haiti (MINUSTHA) que debe ir acompanado de una asistencia tecnica para la profesionalizacion de la Policia Nacional Haitiana (PNH).

2- Una revision por el nuevo gobierno haitiano del Cuadro de

Cooperacion Interino (CCI) presentado y aprobado en Washington en junio del ano 2004, con la participacion de las organizaciones populares, campesinas y civicas, afin de lograr una ampliacion del mismo que responda a las necesidades mas urgentes del pueblo haitiano.

3- El desembolso de parte de las instituciones financieras y gobiernos concernidos, de manera urgente, de los fondos para los proyectos aprobados en las cumbres sobre Haiti de Montreal y Cayenne durante el ano 2005.

4- Animar a los actores haitianos a la concretizacion de un verdadero dialogo nacional con el proposito de lograr la reconciliación de la familia haitiana, con el fin de la ereccion de un nuevo proyecto de nacion.

5- El apoyo de los pueblos y Estados de las Americas particularmente, y del mundo de manera general, para la condonacion de la deuda externa de Haiti, por ser el unico pais de la planeta que tuvo que pagar para que su Independencia fuera reconocida, a traves de la llamada ?deuda de la independencia? de 150 millones de francos oro pagados a Francia, con un valor agredado de mas de 21 mil millones de dolares.

6- Tomando en cuenta la Sentencia de la Corte Interamericana de Derechos Humanos de Octubre del ano pasado, contra el Estado Dominicano sobre el caso Yean-Bosico, para el derecho a la nacionalidad de los hijos de padres haitianos, Instar a los Estados Dominicano y Haitiano de buscar una solucion a la situacion migratoria en la isla que priva de existencia juridica y deja en la irregularidad administrativa a una comunidad de mas de 800,000 personas.

7- Pedir sucesivamente a los gobiernos estadounidense y dominicano, parar las deportaciones de nacionales haitianos procesados por la justicia norteamericana, y las repatriaciones masivas de indocumentados haitianos.

Aprobado por la Asamblea del II Foro Social Mundial

Con la presencia de 1,800 delegados representando 800 organizaciones de 86 paises.

24 Junio 2006

Grupo de Trabajo sobre Haiti, entre otros: Me Jean Senat Fleury, Tragelus Cherubin du GAAR, Eddy Moise, relator Edwin Paraison, Fundacion Zile.

Mas informaciones sobre el foro www.fsmm2006.org

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Action Alert: Demand UN soldiers stop killing innocent Haitian civilians and brutalizing the Haitian public. June 28, 2006

Remember the July 6, 2005 deadly pre-dawn UN massacre of over 50 innocent Site Soley civilians, many killed while in their own beds asleep, including a mother in bed with two of her children – 22 year-old Sonia Romelus was murdered by the same UN bullet that passed through the body of her 1 year-old infant son Nelson she was holding. Next to them was her four year-old son Stanley Romelus who was killed by a single shot to the head. (see www.margueritelaurent.com/law/massupdates1.html, scroll down to July 6, 2005 )

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Last year at 3 am in Haiti, 300 U.N. troops led by a Jordanian contingent surrounded Site Soley to hunt down community leader Dred Wilme which the UN considered a “bandit” though it never provided any proof of his illegal activities. Eyewitnesses reported the UN troops indiscriminately fired into their homes and used helicopters, tanks, machine guns and tear gas in the operation. The UN has admitted that its troops killed at least five people. However, published estimates indicate that upwards of 50 may have been killed and an indeterminate number wounded when the 300 heavily armed UN troops took part in the brutal assault on the neighborhood known for its resistance to the coup d’etat and support and demand for the return of President Jean-Bertrand Aristide.

According to Doctors Without Border’s on July 6th, starting at approximately 11 AM, the hospital received a total of 26 wounded people from Site Soley who were transported to the facility by the Red Cross. Of these 26, 20 were women and children and 6 were men. Half of the total number were seriously wounded by abdominal gun shot wounds and were routed into major surgery. One pregnant woman lost her baby. Other victims seem to be in recovery, according to the hospital staff. Site Soley victims reported UN military forces had wounded them during the operation and many spoke of their homes being shot through by helicopter fire or raised to the ground by UN tanks. Many of the wounded, especially Haitian men, who were wounded by UN bullets, did not go to the hospital because of the coup d’etat police’s routine practice of either “disappearing” or imprisoning wounded Haitian men from Site Soley and the other heavily populated areas.

This Thursday, July 6, 2006, join the Haitian Lawyers Leadership Network (HLLN), Kole Zepol Pou Sove Ti Moun from Site Soley, Vwa Zanset from Canada, Fanmi Lavalas of New York and the Tri-State area, Haiti Action Committee, Lakou New York, Veye Yo, AUMOHD of Haiti and many others who will gather together with an international coalition of human rights workers abroad and in collaboration with other grassroots organizations in Haiti, representing the people of Site Soley, Pele, Bel Air, Martissant, Solino, Milot, Cap Haitien and throughout all of Haiti, to demand that the UN account for their crimes against the people of Haiti; to demand justice for those shot dead by the UN, including Dred Wilme, Sonia Romelus, her infant sons Nelson and Stanley and all the victims of the UN troops since their landing in Haiti.

DEMAND A STOP TO THE UN OCCUPATION AND REPRESSION. Demand Justice for July 6, 2005 UN Victims from Site Soley. For additional details, go to:

www.margueritelaurent.com/campaigns/campaignone/presswork/protect.html

Haitian Lawyers Leadership Network
June 28, 2006

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Two parliamentarians confirm mistreatment by UN soldiers, AHP News, June 26, 2006

Port-au-Prince, June 26, 2006 -(AHP)- Senator René Samson Antoine
denounced Monday the violence which he said was directed at him Sunday by
MINUSTAH soldiers on route to the airport, where in the same area, a Deputy of the MPH party, Astrel Dolné, was held Monday by Brazilian soldiers. Antoine René Samson of the l?Espoir party accused the UN soldiers of forcing him to lie down on the ground and pointing their weapons in his direction during a search operation even though he identified himself as Senator of the Republic, he said.

“It is an insult to be treated in this manner by foreigners in my own
country,” commented the parliamentarian from the North province. He
announced that he will take this matter up with the office of the Senate to
obtain an official position on the limits of the UN’s mission in Haiti.
Deputy Dolné, who cried indignation, said “if people are seeking to
replace the parliament by MINUSTAH, let them act now rather then allow
foreigners to humiliate parliamentarians.”

The first senator of the West of the l’Espoir platforme, Jean Hector
Anacacis, declared his disgust with the treatment inflicted upon the
parliamentarians.

Anacacis called on Prime Minister Jacques Edouard Alexis and other
authorities to convene an urgent meeting with the heads of the UN force to redefine their mission and to set limits.

Senator Céméphise Gilles also announced her shock over the news.
Gilles, who recognized the important support provided by the MINUSTAH
in the hardest of times, also called on the soldiers to respect their
limitations.

Many other parliamentarians recognized that while the police and soldiers are required to interrogate individuals in possession of arms, they must nevertheless recognize the importance of parliamentarians, given that
there are legislators in the soldiers’ home countries. The parliamentarians accused the heads of the UN mission of failing to perform their duties for not informing the soldiers of the new institutions and the election of parliamentarians who have immunity.

AHP June 26, 2006 3:00 PM

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Préval commits to the timely release of political prisoners,
including Yvon Neptune

Miami, June 26, 2006 -(AHP)- President René Préval announced during a
meeting Sunday with the Haitian community in Miami the impending release of
former Prime Minister Yvon Neptune.

Yvon Neptune has been in prison for 24 months without any serious
charges, after being accused by opposition organizations of involvement in an
alleged massacre February 11, 2004, in the Saint-Marc region called Scierie
(97 km North of Port-au-Prince).

Préval underlined that the justice system was working hard on the
cases of other political prisoners, including artist and activist Annette
Auguste (aka So Ann), former delegate of the South Jacques Mathelier and singer Yvon Antoine.

The former Minister of the Interior, Jocelerme Privert, was freed last week after more that two years in incarceration after being ?arrested in
the middle of the night by former Minister of Justice Bernard Gousse”.

René Préval confirmed that his priority is political stability, as part of which he has committed to meeting the different sectors of national life to ensure its fruition.

The fight against insecurity requires appropriate resources and means, said Préval, suggesting that with Mario Andresol as the constitutional head of
police, positive results would be attained.

The president, who will next announce the Secretary of State for public safety (who is expected to be the former general auditor of the head of the National Police, Luc Euchère Joseph ), also said that he is counting on the support of the business community to help resolve any safety issues that were brought up Sunday many times during the Miami summit on tourism in Haiti.

René Preval, who took part in the closing of the summit on Sunday, flew to New York Monday where he is also scheduled to meet with members of the Haitian community.

He will then go to Brussels, Paris and Saint Kits & Nevis where he will participate in the annual Caricom summit that will confirm Haiti’s return to the group following their exclusion during the interim period of Gerard Latortue, following the sudden departure of President Aristide.

In Paris and Brussels, Préval will meet with Jacques Chirac, heads of UNESCO, the European Union and the secretary general of the Francophonie, Adbou Diouf.
“This tour will enable me to raise awareness among my colleagues of the current situation in Haiti so that they will know how to best orient their aid and to help it stay on the track to sustainable democracy, he said.

AHP June 26, 2006 12:50 PM

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Participants at the 2nd Word Social Forum on Migrations focus on the current situation in Haiti after being the richest colony of France and the land of freedom

Madrid, June 26, 2006- (AHP)- Delegates and members of the Second World Forum on Migrations confirmed Sunday having studied the situation in Haiti with deep concern, 202 years after its independence.

“Haiti, after having been the richest colony of France, proclaimed its independence in 1804, to then be considered as the land of the free for all blacks.

A people cemented in solidarity, Haitians contributed to the freedom and independence movements of many countries in Latin America, recalled
the 1,800 delegates representing 800 organizations from 86 countries.

However, 202 years later, they say, Haiti has ?the lowest indicators
of human development in the western hemisphere topped with serious governance
issues, political violence and unprecedented levels of urban crime, as the
consequences of social and political divides, a growing narcotics
trafficking industry, deportation of criminals from the US, as well as the
influence and permanent interfering of Northern countries on the national scene in Haiti.

In one decade (1994-2004) under the UN and Organization of American
States (OAS), the country has suffered two armed interventions, recalled the
delegates and members of the Forum.

The mass turnout at last February’s presidential election and the results of the legislative election are, they say, a clear demonstration of the Haitian people’s will to freely elect their own leaders and to determine their own future, and to most certainly determine their right to live in their own
country.

Approximately 2.5 million Haitians emigrated to other countries; the majority are in North America.

For approximately 100 years, Haitian labour, particularly in agriculture and the construction industry, has been increasingly utilized in the Dominican Republic.

However, less than 5,000 Haitians have legal status in their neighbouring country. Their ancestors, in violation of the “jus solis” constitutional prevision, do not recognize them as Dominicans, while they continue
to be the victims of mass repatriation operations and violent removals,
including nearly 300 000 in the last 12 years.

AHP June 26, 2006 5:50 PM

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The 2nd World Social Forum on Migration calls for more authentic solidarity with the people of Haiti from the international community and civil society organizations

Madrid, June 26, 2006- (AHP)- The 2nd World Social Forum on Migration
held in Rivas Vacia Madrid, called Sunday on the international community
and the networks of civil society organizations to demonstrate more authentic
solidarity with the people of Haiti.

The 1,800 participants representing 800 organizations from 86 countries called for the implementation of a withdrawal plan for UN forces, along with
technical assistance for the development of a more professional National Police.

They also called on a revision by the new government in consultation with the popular, peasant and civic organizations, of the Interim Cooperation Framework (ICF) presented and approved in Washington in July 2004, in order to best meet the urgent needs of the Haitian people.

Nothing has changed in Haiti after the release of more than 900 million dollars within the framework of the ICF working in favour of the Latortue regime over the last two years.

The delegates called on the urgent release by financial institutions and governments of funds for projects approved during the summits on Haiti in Montreal and Cayenne in 2005.

They encouraged the Haitian players to solidify a real national dialogue with the goal of attaining reconciliation of the Haitian family and the facilitate the development of a new national program.

Hundreds of millions of gourds were wasted on salaries and other costs for the Alexandre/Latortue regime in order to develop a dialogue that never occurred.

The Forum called on the support from the peoples and states of the Americas in particular and the world in general for a commitment to cancel external debts of Haiti, the only country in the world having had to pay France for the recognition of its independence, reaching 150 million Francs, or, in today?s climate, more than 21 billion dollars.

The delegates also focused on the situation facing Haitians and Dominicans of Haitian origin within the Dominican Republic.”Considering the ruling last October of the Inter-American Human Rights Court against the Dominican government for the right of nationality for children of Haitian parents, the Jean-Bosico case, should incite the Dominican and Haitian states to seek a solution to the immigration issues facing the island, which denies the juridical existence of and leaves in a situation of administrative irregularity some 800 000", commented the delegates, who were calling on American and Dominican government to suspend deportations of convicted Haitians and to end the mass repatriations of undocumented Haitians.

AHP June 26, 2006 6:00 PM

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*** Dominican intelligence served Gérard Latortue?s transitional regime ***

Santo-Domingo, 22 June 2006 (AHP) ? Dominican intelligence agents received
funds from the public treasury of Gérard Latortue?s interim regime at the
request of Vice-Consul Harry Joseph, according to correspondences and
reports addressed directly by him to the former provisional Prime
Minister.

According to a copy of a correspondence dated 3 February 2005 that was
addressed to Mr. Latortue, Harry Joseph, a former New York radio host,
noted that ?following an invitation from the Director General of the DNI,
Major Ochoa was designated to work with us with regards to any issue that
relates to the National Security of Haiti in the Dominican Republic.?

The correspondence indicates that, ?Our new Chancellor, promptly advised of the matter, rapidly moved to send Mr. Jacky Nau to represent him” (Mr. Nau is a former member of the Haitian army and former police commissioner). This was probably done at a meeting with a number of Dominican officials, although this isn?t specified in the correspondence.

?The team that will be working with us needs four cell-phones, vehicles,
motor fuel, as well as funds amounting to four-thousand eight-hundred
dollars (US$ 4,800.00).

The correspondence, signed by Vice-Consul Harry Joseph, adds: ?tomorrow,
Friday, you will receive a visit from Mr. Jean Bertin and this Sunday, in
the company of DNI agents, we will carry out an operation in Dajabon where
we suspect that René Civil and Paul Raymond are being sheltered. Mr. Jacky
Nau, will be able to furnish you with more information.?

On another occasion, Vice-Consul Joseph directed to the Premiership a memo
dated 14 January 2005 bearing the title ?Intelligence Report/National
Security.? The note states that, ?The Dominican Republic constitutes a
true bastion for those belonging to the Lavalas power structure. Almost all the
insecurity prevailing in Haiti is being stoked by these individuals.?

These findings were denounced by ?Espacio Insular,? the online Dominican
news-agency specializing in Haitian-Dominican relations, in an article
that was published this Thursday on the heels of International Refugee
Day.

The article denounces, ?the campaign of persecution conducted by Mr.
Joseph against Haitian citizens who fled their country for political
reasons following the forced departure of President Aristide (29 February
2004)?

Among the functionaries implicated in the affair, the agency cites former
Justice Minister Calixte Delatour, former ONA Director General Joseph F.
Oliva, former APENA Director Clifford Larose, former deputy Nahum Marcelus
and several former Police Commissioners.

According to Espacio Insular the intelligence services of the Dominican
to them based on false information that even high-ranking Dominican authorities never confirmed or denied publicly.

Interior and Police Minister Mr. Franklyn Almeida and the Secretary of
State of the Armed Forces Sigfrido Pared Perez in fact qualified as false
statements by Mr. Joseph according to which 75 members of the Fanmi
Lavalas party who were in Jamaica had made it to Dominican territory where
they were preparing attacks against the interim regime.

The same could be said about rumors concerning the arrival in the
Dominican Republic of 10 South African mercenaries who were allegedly
given the mission of assassinating political personalities and businessmen
in Haiti.

More than 80 out of the roughly 700 personalities that entered the
Dominican Republic following the departure of Aristide are mentioned in
Harry Joseph?s reports to the de facto authorities.

The majority of these people had difficulties not only obtaining refugee
status in the Dominican Republic, but also had to live clandestinely for
fear of being arrested. This was in direct contrast to former rebels against the Aristide government who were able under the Mejía government to use Dominican territory to launch attacks against the established authorities in Haiti without major inconveniences.

Espacio Insular revealed that ‘Youri Latortue, the cousin of the ex-Prime
Minister, administered a monthly National Security Fund estimated to be
valued at millions of gourdes; a part of which was directed to espionage
work geared at Haitian refugees in the Dominican Republic.’

AHP 22 June 2006 2:50 PM

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MIAMI `TERRORISTS’
Gonzales (Cheney) finds reason to cry wolf again
By RICHARD COHEN
cohenr@washpost.com | Miami Herald | Jun. 27, 2006

It is the sheerest luck, I know, that Attorney General Alberto Gonzales looks (to me) a bit like Jerry Mahoney because he fulfills the same function for the Bush administration that the dummy did for the ventriloquist Paul Winchell.

At risk to his reputation and the mocking he must get when he comes home at night, Gonzales will call virtually anyone an al Qaeda-type terrorist. He did that last week in announcing the arrest of seven inferred (it’s the strongest word I can use) terrorists. I thought I saw Dick Cheney moving his lips.

The seven were indicted on charges they wanted to blow up the Sears Tower in Chicago and the FBI bureau in Miami. The arrests came in the nick of time, since all that prevented mass murder, mayhem and an incessant crawl at the bottom of our TV screens was the lack of explosives, weapons or vehicles. The alleged conspirators did have boots, which were supplied by an FBI informant. Maybe the devil does wear Prada.

Naturally, cable news was all over the story since it provided pictures. These included shots of the Sears Tower, the FBI bureau, the seven alleged terrorists and, of course, Gonzales dutifully playing his assigned role of the dummy. He noted that the suspects wanted to wage a ‘’full ground war’’ against the United States and ‘’kill all the devils’’ they could — this despite sidewalk-level IQs and a clear lack of materiel. Still, as Gonzales pointed out, if ‘’left unchecked, these homegrown terrorists may prove to be as dangerous as groups like al Qaeda.’’ A presidential medal for the man, please.

It is not now and never has been my intention to belittle terrorism. Clearly, if what the government alleges turns out to be the truth — look, that sometimes happens — then these guys deserve punishment. But theirs was such a preposterous, crackpot plot that the only reason it rose to the level of a televised news conference by the nation’s chief law-enforcement officer was the Bush administration’s compulsive need to hype everything. For this, Gonzales, like a good Boy Scout, is always prepared.

Does it matter? Yes, it does. It matters because the Bush administration has already lost almost all credibility when it comes to terrorism.

It said there were weapons of mass destruction in Iraq, and there were none.

It said al Qaeda and Iraq were in cahoots, and that was not the case.

It has so exaggerated its domestic success in arresting or convicting terrorists that it simply cannot be believed on that score. About a year ago, for instance, President Bush (with Gonzales at his side) asserted that ‘’federal terrorism investigations have resulted in charges against more than 400 suspects and more than half of those charged have been convicted.’’ The Washington Post looked into that and found that the total number of (broadly defined) ‘’terrorism’’ convictions was 39.

This compulsion to exaggerate and lie is so much a part of the Bush administration’s DNA that it persists even though it has become counterproductive.

For instance, the arrest of the seven suspects in Miami essentially coincided with the revelation by The New York Times that the government has ‘’gained access to financial records from a vast international database and examined banking transactions involving thousands of Americans.’’ Almost instantly, the administration did two things: It confirmed the story and complained about it. The Times account only helped terrorists, Cheney, said.

Is he right? I wonder.

This is a serious matter. After all, Americans are being asked to surrender a measure of privacy and civil liberties in the fight against terrorism — essentially the argument Cheney has been making.

I, for one, am willing to make some compromises, but I feel downright foolish doing so when the fruit of the enterprise turns out to be seven hapless idiots who would blow up the Sears Tower, if only they could get to Chicago.

Cheney in particular has zero credibility, but his administration colleagues are not far behind. Prominent among them, of course, is the attorney general, a man so adept at crying wolf and mouthing the administration’s line that he simply cannot be believed anymore.

The Sears Tower. The Miami bureau of the FBI. Please. Someone, put the dummy back in his box.

©2006 Washington Post Writers Group
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AUMOHD LIST OF SITE SOLEY VICTIMS, as of June 25, 2006

ASSOCIATION DES UNIVERSITAIRES MOTIVES
POUR UNE HAITI DE DROIT
A.U.M.O.H.D

4, Delmas 47 et Rue BOUKMAN
Phone : (509) 2133089 / 424 33 34 / 5094591987
Email : aumohddwamoun@yahoo.fr
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LA LISTE PARTIELLE DES PERSONNES
VICTIMES PAR BALLE A CITE SOLEIL

Méthode utilisée par AUMOHD pour recueillir ces informations
– Beaucoup d?entre eux ont portés plainte directement à AUMOHD
– Rencontre avec les victimes et les témoins
– Rencontre avec les parents des victimes
– Visite a l’hopital

1.- Fedia RAPHAEL, agée de 15 ans, tuée ( fusillée) le samedi neuf (9) Avril 2005, à huit (8) heures du matin à projet Drouillard L-12 Cité Soleil alors qu?elle allait acheter du café pour sa mère.

Papiers disponibles : Acte de décès, procès verbal de constat judiciaire, certificat de la

Morgue.

Personne responsable de la victime :

Sa mère, Philiane ALTEUS

Adresse : projet drouillard Cité Soleil

2.- Annette MOLERON, mère de huit (8) enfants, identifié au niméro : 0707-99-1961-07-00023. Elle a été tu?ee (fusillée) le quatre (4) Janvier 2006 à Bois neuf Cité Soleil par les soldats Jordaniens de la mission des Nation Unies pour la stabilisation en Haïti, MINUSTAH.

Personne responsable de la victime :

Dieuno EDME, son mari.

Adresse \ : Bois neuf prolongé ( marché Bois neuf)

3.- Jean BEREL JEAN, tué ( fusillé) le quinze (15) Avril 2005 par les soldats de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti, MINUSTAH.

4.- Labonté EMMANMUEL âgé de 20 ans, tué (fusillé) le 22 Novembre 2004.

5.- Lessone DOCIUS, père de six (6) enfants tué ( Fusillé) le 24 Novembre 2005 sur le chantier de son travail a projet Drouillard, Cité Soleil.

Personne responsable : son frère, Renal DOCIUS (CCDH Cite Soleil)

6.- Smith LAURENT tuée (fusillé) le 5 Décembre 2005. (Dossier a complété) ?????

7.- Georges COLBERT, âgé de 18 ans, ii a été victime le 1er Février 2006 selon lui et ses parents par les soldats Jordaniens de la Mission pour la stabilisation en Haiti, MINUSTAH, bas?es à Cité Soleil à la droite de la route neuve. II a été touché au testicule, à la cuisse droite et au pied droit.

Profession : Cireur de chaussures

Hôpital fréquenté : hopital St Joseph de Turgeau puis il a ?et?e transférée à Pacot par

les médecins sans Frontières.

Etat actuel de la victime : imputation de son testicule droit, le talon droit endommagé

(Déplacement à béquille difficilement) et thérapie en cours.

8.- Mesilhomme JOSEPH, agé de 30 ans de profession constructeur de maison, père de trois (3) enfants. II a été victime le 1er Février 2006 à neuf (9) heures du matin selon lui et ses parents par des projectiles des soldats Jordaniens de la MINUSTAh à Cité Soleil.
Partie du Corps atteinte : Colonne vertébral et au bas de la poitrine gauche.
Etat actuel de la Victime : Th?erapie en cours, un projectile est encore dans sa colonne vertébrale.

9.- Charles LOUIDIA, un mineur de seize (16) mois. Elle a été victime le 17 Janvier 2006 à Cit?e Soleil ( Projet Drouillard) au niveau de sa hanche gauche lors d?un affrontement entre des gens armés et les soldats de la MINUSTAH.

Hôpital fréquenté : Sainte catherine de LABOURE.

Etat actuel de la victime : relativement et thérapie en cours

10.- Mélan LUNDY, un enfant de neuf (9) ans, il a ét?e victime le 4 Janvier 2006 au march?e de Bois Neuf, il allait acheter du charbon, au moment d?une intervention de soldats Jordaniens de la MINUSTAh.

Partie du corps touchée : Poignet droit avec une cartouche.

T?emoins : Ronald ROMAIN et sa mère, Marie Lonise LUNDY.

11.- Emilienne MANACE, âgé de 36 ans, mère de trois (3) enfants elle a été victime le 4 Janvier 2006 vers 5 heures du soir, il a ét?e touché au genou gauche.

Lieu de l?action : au marché de bois neuf, Cité Soleil.

Auteur de l?action : Intervention de la MINUSTAH (selon les parents)

Occupation : petit détaillant

Hôpital : hopital St joseph / Médecin sans Frontière

Preuve : Papiers médicaux

Etat de la victime : un projectile est encore au genou.

12.- Ladouceur NICOLAS, père de trois (3) enfants, victime le 16 Juillet 2005 pendant une intervention des soldats de la MINUSTAH. II a été touché d?un projectile au pied droit. II a été transporté à l?hôpital St Joseph chez les médecins sans frontières. II porte une plaie au niveau du pied droit.
II faut noter que ce monsieur était déjà un handicapé, son cas devient vraiment compliqué.

13.-Edeline PIERRE LOUIS, âgée de 30 ans, mère de 5 enfants de profession petit détaillant, victime le 16 Juillet 2006 à bois neuf, Cité Solei a son domicile, il était 5 heures du matin. Elle a perdue subséquemment un bébé de 7 mois qu?elle portait. Elle a été touchée au vente et un bras guache. Elle a été transprtée à l?hopital St Joseph de turgeau ou elle se fait soignée par les médecins sans frontières.

14.- Brice OSNER, père de trois (30 enfants de profession petit détaillant. II a été victime par 3 projectiles au bras droit à Cité Reno ( Cité Soleil) le 25 Mai 2005. II a ét?e hospitalisé a l?hopital St Joseph. II a eu une imputation de son bras droit

15.- Virgemène BELIZAIRE, âgée de 40 ans, mère de 4 enfants, dont la victime Santonax Belizaire ( orphelin de père), le 23 Sepptembre 2005 .
Lieu : route nationale #1, Carrefour P?elé (décédé sur place), père de deux enfants
Adresse : Pélé Impasse Baptiste # 03
Morgue ? Chez bébé
Papiers disponible : acte decès, certificat.

16.- Edeline DORELUS, âgé de 25 ans, mère d?un enfant, victime par balle le 25 Décembre 2004 en ville, profession petit marchande.

Hôpital : HUEH, le 25 D?ecembre 2005

Etat de la victime deux ans d?infirmité

Papiers disponible Centre médical

Adresse : Projet C-1

R?ef : Prosper Borgelin ( Directeur de l?école Bon Collège)

17.-Jourbert GUERVIL, âgé de 29 ans, père d?une fillette de 9 ans, il a été victime le 2 Juillet 2005 à carrefour Boston Route National #1, Profession Taximan ( Moto).

Hôpital : Lumière Bonne fin

Etat de la victime Imputation/ manchot

Papiers disponible : certificat médical

Personne responsable : saintanu Gerasin

Adresse : Bonston #31

Phone : 417-4030

18.- Eric GUERVIL a été tué le 2n Juillet 2005,

Profession : Mécanicien

Hôpital St Joseph

Morgue : HUEH

Papiers disponibles : Certificat médical

19.- Evens JOSEPH, tué le 19 Juillet 2005, à Pélé,

Père d?un enfant de 12 ans

Morgue : Vierge Altagrace

Responsable : Marie Majorie Joseph

Adresse : Pélé

Réf : Garby Joseph

Phone : 425-2615

Papiers disponibles : Acte décès

20.- Gesner TOUSSAINT, âgé de 10 ans, il a été victime le 5 décembre 2005, chez lui, ruelle vareux ( pélé), Père de 8 enfants.

Adresse : Ruelle vareux, # 10

Phone : 412-5951

Papiers Disponible : Certificat médical

Hôpital : St Joseph (5 décembre 2005)

21.- Smiralda LORIAN a été victime le 5 Décembre 2005, à Pélé.

Hôpital : Bernard Meuz (route de l?Aéroport)

Etat actuel de la victime: relativement stable

Responsable ; Smith LORIAN

Phone : 428-4425

Adresse : Impasse Cheraliste

22.- Marie Elta ALLTEAS, âgé de 27 ans, père de deux enfants, il a été victime par balle le 6 Juillet 2005, à 2ème Cité gera au moment d?une intervention des soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Ticharité.

23.- Marie Carmelle SANON, âgé de 54 ans, mère de deux enfants, il a été victime par balle le 6 Juillet 2005, à 2ème Cité gera au moment d?une intervention des soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Madame Orelus Marie claire.

24.- Marie Claire ORELUS, agé de 51 ans, mère de cinq (5) enfants il a été victime par balle le 6 Juillet 2005, à 2ème Cité gera au moment d?une intervention des soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Marie Carmelle.

25.- Francine NOËL, agé de 62 ans, mère de deux (2) enfants, il a été victime le 4 Novembre 2005, à ruelle la paix en face l?Intot I au moment d?une intervention des soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Marie Christophe

Réf : Agelome Milome

26.-Marie alterne ST VANDRE, âgé 24 ans, il a été victime le 23 Novembre 2005, à projrt drouillard G99.6 au moment d?une intervention des soldats de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Madame Maille

Réf : Madame ATO

Adresse : 3ème Cité Lumière No 16.

27.- Marlène ALBERT, âgé de 37 ans, mère de deux enfants, il a été victime le 23 Novembre 2005, à projrt drouillard G99.6 au moment d?une intervention de la Mission des Nations Unies en Haïti, MINUSTAH.

Témoins : Joseline Voltaire, Adresse : 3ème Cité Lumière No 16.
28.-Elie LEVI, père de huit enfants, a été victime par balle le 20 Novembre 2005, chez lui lors d?un échange de tire entre les soldats de la MINUSTAH et les gens armées de la Cité.

Partie Touchée : bouche et l?estomac

Hôpital de l?Université d?Etat d?Haïti par les docteurs Jean Jille et Roche

Preuve : Photo

Etat de la victime : relativement Grave

Témoins : Raidonny

Adresse : Soleil 19 #10

Réf : Celitha JEUDI

29.- Dieucel PLAISIR, agé de 32 ans, père de deux enfants. Il a été victime le 27 Janvier 2006, à la route de Drouillard dans un échange de tire entre les soldats de la MINUSTAH et les gens armées de la cité.

Personne responsable : Edline DORVAL

Partie touchée : pied droit

Hôpital : Turgeau

Preuve : Radiographie de l?hôpital

Etat de la victime : Grave

30.- Estevenson NOBERT, âgé de 18 ans, il a ét?e victime le 6 Juillet 2005, à l?impsse chavane lors d?un l?échange de tire entre les soldats de la MINUSTAH et les gens armées de la cité.

Partie touchée : Pied droit

Hôpital Barrière fer

Preuve : Certificat

Etat de la victime : Grave

Personne Responsable : Doras Marirose

31.- Nezilom JOSEPH, âgé de 30 ans, père de quatre enfants, il a été victime le 1er Févvrier 2006, route Neuf lors d?un l?échange de tire entre les soldats de la MINUATAH et des gens armes de la zone.

Partie Touchée ; Estomac guache

Hopital : St Joseph , Docteur Roland

Preuve : Certificat médical et Radiographie

Etat de la victime : Grave

Personne responsable : Cherline Atinu

Témoins : Madame thimote Yeryene

32.- Fratiz SAMEDI, âgé de 14 ans, il a été victime le 30 Mars 2005, à pélé lors d?un l?échange de tire des soldats de la MINUSTAH et des gens armés de la zone.

Partie touchée : Bouche

Hôpital St Joseph

Preuve Radiographie et certificat médical

Etat de la victime : très inquiétant

Témoins : Didi et Davideson

Personne responsable : Rose Fanor

33.- Marielle DERISTA, âgé de 38 ans, mère de trois enfants, il a été victime le 16 Juin 2005, à bois neuf dans l?echange de tire entre les soldats de la MINUSTAH et gens armées.
Partie touché : hanche gauche

Hôpital : Canapé-vert

Preuve : Certificat médical

Etat de la victime : instable

Témoins : Isemaine

Personne responsable : Clauteur Gedeon

34.- _Eval DICLAIR, âgé de 38 ans, père de deux enfants, il a été victime le 2 Octobre 2005, à Carrefour Drouillard pendant une intervention des soldats de la MINUSTAH.

Partie touché : Pied gauche

Hôpital : Saint Joseph (Turgeau)

Preuve : Photo, radiographie et certificat médical

Etat de la victime : relativement Grave

Adresse : Projet Drouillard

Jacquecène Decolime

35.- John LUMERA, âgé de 35 ans, père de quatre enfants, il a ét?e victime le 19 Janvier 20006, à 2ème cité Gera au moment d?un echange de tire des soldats de la MINUSTAH et des gens armés de la zone.

Partie touché : Pied gauche

Hôpital : Saint Joseph

Preuve : Photo

Etat de la victime : Grave

Témoins : prepeli Renol

Réf : Sise Joseph

36.- Maccene CARDIEHON, ag?e de 38 ans, père de trois enfants, il a été victime le 22 Mars 2005, à cité gera lors d?un l?échange de tire entre les soldats de la MINUSTAH et les gens armées.

Partie touché : Pied gauche

Hôpital : Saint Joseph

Preuve : Gradiographie

Etat de la victime : relativement stable

Personne responsable : Darline fanastyl

Témoins : Madame Gerard

37.- Basil ALMONS, père de 8 enfants, il a été victime le 4 Janvier 2006, à cité Gerard au moment d?une intervention des soldats de la MINUSTAH.

Partie touché : Pied droite

Hôpital : Bernard Moïse

Preuve : radiographie, certificat médical

Témoins : Lefils Genas

Adresse : Cité gérard # 21

Réf : Ciane NOËL

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AUMOHD DWA MOUN
Delmas 47 # 4
Phone : 509- 2133089 et 509-4243334
E-mail : aumohddwamoun@yahoo.fr

An ede viktim yo jwen justis !!!

Evel FANFAN,
President AUMOHD
4, Delmas 47
Phone: 509-4243334
E-mail: fanfanmel@yahoo.fr

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