News and opinions on situation in Haiti
 
9/2/06

Bonne Chance, Ti René! par Claude Ribbe | Unofficial Translation: Traduction par Kawonabo, ‘L’autre changement de régime’ par Max Blumenthal | Kreyol Radio Programs

 

   

HLLN Note:

 HLLN gets many, almost daily requests for posts in Kreyol or French from many of our Haitian readers, especially those in Haiti, France and Canada. But it’s not often we have worthy posts in French or Kreyol. Today, we are sending two French posts out and take this opportunity to thank our Haitian readers who have stayed the course with us even though HLLN’s work is in English. Thank you. Mesi anpil. And, thank you Claude Ribbe and Kawonabo. Perhaps one day, with everyone’s help and support, HLLN will have the paid staff and translators to be able to translate our posts into Kreyol and/or French. Men anpil chay pa lou!

SUGGESTIONS for our Kreyol and French network members: In the meanwhile, for our French and Kreyol speakers, HLLN highly recommends you check out and join “Ann Pale”, at Windowsonhaiti.com for on-line discussions in French/Kreyol/English of our Haitian issues.

To listen to live Kreyol interviews about the latest happenings in Haiti, please,

1. ale Koute emisyon Lakou New York and Radyo Leve Kanpe| Go Listen to the daily Kreyol Radio program, from 1 to 2 Eastern time, over the internet of lakounewyork, and click into the Lakou New York’s archives at: www.lakounewyork.com/koute.htm ;

2. For Masner Beauplan’s almost round-the-clock Kreyol Radio Programs, broadcast also on the internet, please go to Radyo Leve Kampe: www.radyolevekanpe.com/

 **************Posts in this e-mail******************
– Bonne Chance, Ti René! par Claude Ribbe
www.claude-ribbe.com/

– Unofficial Translation: Traduction par Kawonabo de l’article du 16 juillet 2004 “the other regime change” par Max Blumenthal

L’autre changement de régime
L’administration Bush a t’elle permis – un réseau de républicains de droite de fomenter un coup d’état violent en Ha’ti? Par Max Blumenthal

Note: Original English of Max Blumenthal’s article may be found at the Ezili Danto Listserve archives at: https://lists.riseup.net/www/arc/ezilidanto/2006-01/msg00006.html

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Today’s HLLN’s recommended links are:

1. Ezili Danto’s: A dialogue on politique de doublure, its many facets and the puppets and puppeteers…
www.haitiforever.com/forum/viewtopic.php?p=13860#13860

or join Windowsonhaiti’s on-line discussion at “Where are the results?”
www.haitiforever.com/forum/viewtopic.php?p=13853#13853

2. DDR – Disarmament mission beleaguered by arrests in Haiti
HLLN Note: HLLN continues to urge equal application of DDR, the UN’s Disarmament, Demobilization and Reintegration program and mandate; the equal application of Haitian laws, institutionalization of the rule of law, the rule by the ballot box, not the gun, force, or might-makes-right; release of the political prisoners, a stop to the signing of long-term commercial contracts by the de facto authorities, that is the fleecing of Haiti’s resources by foreign companies enjoying the defacto governments unchecked reign; and strongly demands a stop to the arrest of the poor and disenfranchised, that is to the indefinite detentions and arbitrary arrests of only those who fought against or are presumed to be against the bi-centennial coup d’etat.

Here is a link to a DDR article, by Reed Lindsay,”Disarmament mission beleaguered by arrests in Haiti” reporting on the un-even application of DDR by the UN and “interim?” Baco Raton government in Haiti:
www.haitiforever.com/forum/viewtopic.php?p=13869#13869

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Bonne Chance, Ti René! par Claude Ribbe

(For more info on Claude Ribbe, go to: Site officiel de Claude RIBBE – …crivain, Historien, Philosophe – www.claude-ribbe.com/ )

René Préval vient d’’tre élu triomphalement président la République d’Ha’ti avec plus de 80 % des suffrages. Et si on ne le dit pas encore, c’est juste pour laisser – certains le temps de boucler leurs bagages. Ils ne partiront pas les poches vides. ¿ l’instar de Duvalier, l’homme que la République protége jour et nuit depuis vingt ans qu’il y est ´ en transitª. Heureux comme Bébé Doc, le seul Ha’tien qui n’est jamais critiqué en France !

L’élection de Ti René est une victoire éclatante pour tous les amis de la liberté et de l’humanité. Par centaines de milliers, ces damnés de la terre que les anciens pays négriers martyrisent depuis prés de deux ans se sont levés avec dignité et, venus de leurs bidonvilles, ont attendu des heures entiéres pour avoir le droit de voter enfin.

Ces hommes et ces femmes courageux ont donné une leÁon de démocratie – la terre entiére et montré qu’ils étaient dignes de leurs anc’tres qui rejetérent – la mer les négriers de Bonaparte venus les enchaÓner et les gazer.

Les négrophobes franÁais déguisés en journalistes ont commencé – lyncher René Préval avant m’me qu’il ne soit élu. C’est ainsi qu’ils ont lynché naguére Jean-Bertrand Aristide, son prédécesseur, enlevé comme Toussaint-Louverture deux siécles plus tÙt. Mais depuis deux ans qu’on assassine les Ha’tiens, on ne les entendait plus parler d’Ha’ti, ces bons plumitifs franÁais, si heureux de casser du négre quand une bonne occasion vient – se présenter.

L’élection de Ti René est un camouflet cinglant pour tous ceux qui ont soutenu l’enlévement programmé de Jean-Bertrand Aristide, en particulier pour l’écrivaillon-mercenaire Régis Debray – l’homme qui a accueilli Bébé Doc en 1986 – et les deux sbires qui officiaient activement avec lui, aux frais de la République, au sabotage du bicentenaire d’Ha’ti : Marcel Dorigny, aujourd’hui étrangement travesti en défenseur de la mémoire de l’esclavage dans le comité de Maryse Condé et Yvon Chotard, le zélé champion nantais de l’historien révisionniste et raciste Pétré-Grenouilleau.

Qu’on en juge par les textes mémorables qu’ils ont osé signer dans un rapport honteux, maculé de sang et qui soutient Ha’ti comme la corde soutient le pendu. Pour ces messieurs qui préconisent que les diplomates franÁais apprennent le créole (ils n’imaginaient pas des diplomates qui puissent le parler sans avoir – l’apprendre), l’esclavage et la traite étaient ´des pratiques d’une époque différente de la nÙtre, o les valeurs éthiques n’étaient – l’évidence pas comparables et o l’esclavage semblait avoir été universellement admis par les sociétés humainesª. Mais l’interdiction de comparer, également applicable au couple maudit Hilter-Bonaparte, est vite oubliée quand monte la nostalgie. Qu’il était doux le bon temps o les mauvais négres étaient fouettés : ´ Puissent nos amis Ha’tiens, écrivent les sieurs Debray, Dorigny et Chotard, assumer leur part de responsabilités dans l’invraisemblable dégringolade qui a fait passer en deux siécles la ´Perle des Antillesª, la colonie la plus riche du monde, qui assurait le tiers du commerce extérieur de la France ñle Kowe’t du siécle de Voltaireñ – un niveau de malédiction sahélien, avec des indices concordants !ª Autrement dit : les Ha’tiens n’ont pas accepté que Napoléon les remette en esclavage ? Alors tant pis pour eux ! C’est écrit noir sur blanc et publié aux frais de la République franÁaise !

En ces moments de liesse pour tous les négres du monde et pour tous leurs amis, les descendants d’esclaves franÁais et leurs fréres africains ne doivent jamais oublier les noms de ceux qui r’vent chaque nuit de leur repasser les chaÓnes aux pieds. Messieurs les néo-négriers, de Nantes ou de Paris, nous avons de la mémoire. Messieurs les néo-négriers, de Nantes ou de Paris, l’avenir dure longtemps. Et n’étant pas racistes, nous n’oublieront pas non plus les petits boys empressés qui vous ont servi la soupe : les Pap N’Diaye, les Lozés, les Dahomay, les LaÎnnec Hurbon et autres pantins dérisoires qui se voudraient des valets stylés.

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For more info on Claude Ribbe, go to: Site officiel de Claude RIBBE – …crivain, Historien, Philosophe – www.claude-ribbe.com/
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Unofficial Translation: Traduction par Kawonabo de l’article du 16 juillet 2004 “the other regime change” par Max Blumenthal

L’autre changement de régime
L’administration Bush a t’elle permis – un réseau de républicains de droite de fomenter un coup d’état violent en Ha’ti? Par Max Blumenthal

 
16 Juillet 2004 Le 8 février 2001, Stanley Lucas, l’officier en charge du programme pour Ha’ti de l’Institut International Républicain (IRI), une organisation opérant gr’ce – des fonds fédéraux américains, fit une apparition sur Radio Tropicale, une station ha’tienne, pour suggérer trois stratégies permettant de se débarrasser du président d’Ha’ti, Jean-Bertrand Aristide. La premiére proposition de Lucas consistait – forcer Aristide d’accepter des élections anticipées et d’en ’tre exclu, la seconde d’accuser Aristide de corruption et de l’arr’ter, et finalement la troisiéme possibilité serait de résoudre le probléme Aristide comme le peuple congolais avait pris soin du Président Laurent Kabila, le mois précédent. ´ Vous avez vu ce qui est arrivé – Kabila? ª demanda Lucas – son auditoire.

Kabila avait été assassiné.

Le directeur de communication de l’IRI, Thayer Scott, dans une entrevue accordée – Salon, estima que les remarques de Lucas ne constituait qu’´ une analyse comparative des pays qui adoptent la démocratie – ceux qui ne le font pas ª.

Quel qu’en soit le cas, Lucas et l’IRI, un groupement politique appuyé par de puissants républicains proches de l’administration Bush, ne se limitérent pas – la parole. L’IRI, dont la mission déclarée est de ´ promouvoir la pratique de la démocratie ª – l’étranger, entreprit au cot de 3 millions de dollars, un programme de construction de partis incitant les opposants d’Aristide – s’unir en un seul bloc et, selon un ancien ambassadeur américain en Ha’ti, – les encourager – rejeter les accords de partage de pouvoir sanctionnés internationalement dans le but d’amplifier la crise politique ha’tienne. De plus, le passé personnel controversé de Lucas et ses attaches aux figures de l’opposition d’un passé violent, certains ayant participé au coup d’état contre Aristide en Février dernier, soulévent de sérieuses questions sur la possibilité que le programme ha’tien de l’IRI ait violé ses propres principes conducteurs et ceux de ses fondateurs.

Les récents troubles politiques en Ha’ti et au Venezuela (o la maison Blanche de Bush a tacitement appuyé un coup d’état contre le Président Hugo Chavez en 2002 et o l’IRI a aussi un passé louche d’implications) refléte une tendance troublante dans l’administration Bush quant – sa faÁon d’ exporter la ´ démocratie ª. Quand George W. Bush s’installa – la Maison Blanche, il adopta une politique de négligence étudiée envers Ha’ti, en réduisant la politique d’engagement directe du Président Clinton tout en nommant des idéologues Anti-Aristide invétérés aux postes clé du Département d’…tat américain. Pendant ce temps, Lucas, beau ñparleur aux hautes relations agit comme la version ha’tienne d’un Amhed Chalabi, l’exilé iraquien qui aida les conservateurs – promouvoir la guerre contre Saddam Hussein. Comme Chalabi, Lucas se mit dans les bonnes gr’ces des puissants républicains sympathiques au concept du changement de régimes dans son pays d’origine, et fit des démarches assidues pour une augmentation du financement des groupes d’opposition qu’il conseillait et dont il aidait l’entraÓnement.

Impeccablement accoutré et charmant, Lucas dans sa jeunesse acquit une renommée comme champion cara’béen de judo et comme membre de la bonne société. Il est un descendant d’une famille duvaliériste et propriétaire d’importantes quantités de terre – Jean-Rabel, une ville du Nord-Oust du pays. Selon Amnistie Internationale et selon un résident de longue date de Jean Rabel présentement aux …tats-Unis et parlant sous le couvert de l’anonymat, en 1987, les cousins de Lucas, Léonard et Rémy organisérent une opération o leurs sbires armés de machettes découpérent 250 paysans réclamant devant leur ranch une juste répartition des terres. Scott de l’IRI qualifie ce massacre de légende urbaine.
(Amnesty International – www.amnesty.org/ailib/aireport/ar99/amr36.htm )

Au moment du massacre Lucas était impliqué dans les plans pour écraser le mouvement démocratique naissant d’Ha’ti. Selon Kim Ives qui connaÓt Lucas depuis 1986 et est l’éditeur de l’hebdomadaire indépendant Ha’ti Progrés, Lucas, dans une rencontre tout – fait opportune lui déclara ’tre un entraÓneur des soldats ha’tiens dans les techniques de contre-insurrection. ´ jusque l–, je le voyais plutÙt comme un playboy ª raconta Ives. ´ C’était la premiére fois que je réalisais qu’il était un joueur important impliqué dans la préparation des soldats pour mater les soulévements populaires – venir. ª
(Haiti Progés, www.haitiprogres.com/ )

Pour Bob Maguire, éminent expert de Trinity College sur Ha’ti et ancien officiel du Département d’…tat, le passé personnel de Lucas souléve de sérieuses questions sur l’intégrité m’me de l’IRI. ´ Le fait d’avoir ce gars l– comme acteur principal, avec cette sorte de passé, est simplement incroyablement provocateur ª dit Maguire. ´ Si votre organisation veut avoir un programme utile et équilibré, comment pouvez vous choisir cet individu comme responsable du programme? ª
(Bob Maguire, www.trinitydc.edu/news_events/2004/mar_haiti.htm)

Le rÙle d’éléments comme Lucas dans le coup suggére un tissu complexe de Républicains connecté – la chute d’Aristide mais dont la composition exacte peut ne jamais ’tre connu. Ce qui est clair, cependant, est que la déstabilisation du gouvernement Aristide a été initiée trés tÙt par l’IRI, par un groupe de représentants de droite et par leur personnel en imposant des sanctions draconiennes, en entraÓnant les opposants d’Aristide et en les encourageant dans leur intransigeance. L’administration Bush apparaÓt avoir été d’accord, en délégant leur politique sur Ha’ti – des subordonnés de droite comme l’assistant secrétaire des affaires hémisphériques, Roger Noriega, un ancien membre du personnel du sénateur Jesse Helms, républicain de la Caroline du Nord. Non seulement Noriega a collaboré avec l’IRI pour augmenter le financement aux opposants d’Aristide, mais comme médiateur de la crise ha’tienne, il semble avoir, de faÁon routiniére, donné son accord aux tactiques réfractaire de l’opposition.

En février 2004, en m’me temps que les insurgés prenaient l’offensive et qu’Ha’ti entamait sa descente vers le chaos, le Secrétaire – la Défense Donald Rumsfeld expliquait l’opinion de l’administration Bush sur la situation lors d’un exposé pour la presse du 10 février : ´ Tout le monde espére que la situation, qui a tendance – baisser et – couler la-bas se maintiendra sous un certain seuilÖ nous n’avons aucun plans pour faire quoi que ce soit. ª Deux semaines plus tard, une délégation internationale était incapable de négocier un compromis, Aristide acceptait un accord de paix partageant le pouvoir, mais les rebelles s’y refusaient. Avec le balayage de l’insurrection vers la capitale, le 28 février, les grandes autorités du gouvernement Bush se rassemblérent, mais au lieu d’envoyer des troupes pour protéger le gouvernement d’Aristide, retournérent leur position officielle de support, demandant – Aristide de laisser le pays immédiatement sous intendance …tats-Unienne. Le chef élu d’Ha’ti quittait, le lendemain, sur un avion en compagnie de diplomates américains, – destination d’un exil en République Centre Africaine.

Pour ’tre certain, Aristide était un chef corrompu et problématique ñ mais depuis son expulsion, la situation en Ha’ti semble s’’tre détériorée – un niveau bien plus bas qu’– aucun moment durant ses années en fonction. Les pillages qui ont suivi le départ d’Aristide ont coté au secteur des affaires des centaines de millions de dollars, la plupart des armes et équipements de la PNH, la Police Nationale d’Ha’ti, ont été volés et plus de la moitié de ses agents ont déserté, et le prix du riz, une denrée essentielle dans les habitudes nutritives des pauvres d’Ha’ti, a plus que doublé dans les quatre derniers mois. De plus, de récents rapports indiquent une augmentation galopante des cas de violations des droits humains et d’assassinats arbitraires remplissant le vide de pouvoir.

Pour la majorité des Ha’tiens qui vivent sur un repas et moins d’un dollar par jour, le changement de régime n’a amené que plus de violence, de chaos et de famine.

La campagne de la droite pour chasser Aristide du pouvoir puise ses racines dans le support que les républicains ont depuis belle lurette l’habitude d’accorder aux dictateurs pro-U.S. en Ha’ti. En 1971, le Président Nixon renouvelait l’aide militaire U.S. au régime brutal du dictateur Jean-Claude Duvalier, qu’il considérait ’tre un contrepoids anticommuniste contre Cuba. Le régime Duvalier s’écroula finalement sous une vague d’opposition populaire en 1986; une procession de marionnettes et de régimes militaires soutenus par le parti républicain suivirent, jusqu’– ce que le charismatique Aristide gagna les premiéres élections démocratiques d’Ha’ti en 1990. Mais Aristide fut renversé un an plus tard par FRAPH, une junte soutenue par la CIA et dirigée par Raoul Cédras, un haut-gradé de l’armée d’Ha’ti entraÓné par l’armée des …tats-Unis. et ouvertement appuyé par d’importants Conservateurs de Washington comme Helms.
(School of the Americas, www.cnn.com/US/9811/22/americas.protest/ )

Quand Aristide s’enfuit d’Ha’ti en 1991, il trouva sanctuaire – Washington chez des politiciens et intellectuels libéraux sympathiques – sa cause, et particuliérement des membres du caucus noir du Congrés, empressés de montrer leur solidarité au premier chef démocratiquement élu de la plus vielle république noire du monde. En 1994, aprés d’intenses pressions des membres démocrates du Congrés, le président Clinton retourna le président Aristide au pouvoir par la force militaire. Bien que Aristide accepta d’onéreuses réformes économiques comme conditions – son retour, son héritage comme pr’tre et prédicateur de la théologie de libération poussé au pouvoir par les masses pauvres d’Ha’ti alimentait une perception chez les conservateurs qu’il était le prochain Fidel Castro.

Le parti républicain obtint une majorité au Congrés en 1994. Tout de suite aprés, Helms, qui présidait le comité sénatorial des relations étrangéres, son homologue – la chambre des représentants, Ben Gilman, républicain de NY, et le président du comité des renseignements de la Chambre Porter Goss, R-Florida (présentement pressenti comme successeur potentiel de George Tenet – la t’te de la CIA) adoptérent un flot de motions ordonnant le retrait des troupes US d’Ha’ti, annulant un tas d’initiatives de constructions d’infrastructures l–-bas et imposant un embargo sur l’approvisionnement en armes létales et non-létales aux forces de la police nationale d’Ha’ti. Helms présenta m’me un document de la CIA, maintenant discrédité, – l’assemblée sénatoriale en 1995 prétendant qu’Aristide était un psychopathe.

Quand les conditions se sont détériorées, Aristide s’est accroché au pouvoir usant d’un mélange de rhétorique provocante et de répression, s’entourant de petits copains et engageant des gangs armés pour intimider ses opposants.

Pendant ce temps, confrontée – la Maison Blanche de Clinton qui préférait se boucher le nez – la corruption d’Aristide et se concentrer sur la construction de la fragile démocratie d’Ha’ti, une coalition de républicains utilisait l’IRI comme un véritable cheval de Troie. Dés le début de son programme en Ha’ti, en directe contradiction avec plusieurs de ses directives officielles, l’IRI embrassait des éléments politiques réactionnaires beaucoup plus antidémocratiques qu’Aristide.
(IRI Haiti Program, www.iri.org/FAQ-Haiti.asp )

L’IRI fut créé par le Congrés en 1983. Elle opére – partir d’un budget annuel approximatif de 20 millions de dollars alloué par l’organisme qui le parente, le National Endowment for Democracy (NED), l’organisme U.S. pour le développement international et des groupes corporatifs et philanthropiques conservateurs. Mais l’activité déployée par l’IRI refléte un programme de changements de régimes trés peu démocratique dans ses méthodes, allant de l’organisation des groupes qui participérent – la tentative de coup d’état au Venezuela, – l’hébergement de déléguées de partis de droite européens en septembre 2002 lors d’une conférence – Prague pour créer un ralliement de pays favorables – la guerre d’Irak. Son programme pour Ha’ti est une idée originale de son vice-président, Georges Fauriol, qui est aussi membre du Comité National Républicain et du Centre d’…tudes Stratégiques et Internationales dont l’acronyme anglais est CSIS pour Center for Strategic and International Studies. Au CSIS, un groupe de réflexion conservateur, Fauriol travaillait de prés avec Otto Reich, une belliqueuse personnalité du scandale Iran-Contra, qui lui-m’me servait l’administration Bush – titre d’envoyé spécial aux affaires hémisphériques jusqu’– sa démission en juin dernier. Fauriol, qui a refusé une demande d’entrevue, a travaillé en tant qu’expert de l’Amérique Latine pour CSIS depuis l’époque o Duvalier gouvernait Ha’ti.

Dés 1992, alors que les escadrons de la mort FRAPH du Général pro-U.S. Cédras saccageaient les bidonvilles d’Ha’ti et massacraient les partisans d’Aristide par milliers, l’IRI embauchait l’Ha’tien Stanley Lucas pour y diriger ses opérations. Bien que les élections avaient déj– été annulées par Cédras, le porte-parole de l’IRI Scott, affirme que le travail du groupe – cette époque consistait – surveiller la bonne marche des élections. Lucas lui-m’me a refusé de nous accorder une entrevue.

Pour les commanditaires de l’IRI – Washington, Lucas représentait un intermédiaire unique dans ses capacités – rallier les protagonistes anti-Aristide évoluant sur la scéne politique ha’tienne. En 1998, quand le programme de ´ construction de partis ª débute officiellement, Lucas contrÙle la formation d’un déploiement de petits partis aux réunions de l’IRI – Port-au-Prince. Scott, le porte-parole de l’IRI caractérise ces séminaires d’innocentes initiations – la ´ Démocratie 101 ª

En fait, l’implication de Lucas et de l’IRI avec certains des plus répugnants ennemis d’Aristide suggérait un tout autre ordre du jour. Parmi les invités aux séminaires de l’IRI se retrouvaient des membres du CREDDO, la plate-forme politique personnelle du Général Prosper Avril, un ancien dictateur ha’tien qui dirigeait d’une main de fer, instaurant l’état de siége et torturant arbitrairement ses opposants. Avril, dans un mémoire de 1999 intitulé ´ La vérité – propos d’un singulier procés, ª rapporte, – propos des réunions de l’IRI, une tr’ve qu’il avait signée ´ sous les auspices de l’IRI ª avec Evans Paul, torturé quelques années plus tÙt sur ordre du bon général. Gr’ce, en partie, – ce rapprochement, Paul devint, de-facto, le porte-parole de la coalition de partis politiques qui en 1999 avait reÁu une instruction de Lucas et de l’IRI : la Convergence Démocratique.

En dépit des efforts de l’IRI pour créer une opposition crédible – Aristide, la Convergence s’avéra un bien piétre étalon, le parti fut écrasé par le populaire parti Lavalas d’Aristide lors des joutes électorales aux niveaux tant local que parlementaire. Cependant, une comptabilisation discutable du scrutin incita l’administration Clinton – bloquer plus de 400 millions de dollars en pr’ts multilatéraux – Ha’ti. ¿ mesure que les conditions se détérioraient l–-bas, la convergence changeait ses tactiques. En plus de boycotter les élections présidentielles de 2000, la Convergence rejeta 20 propositions de partage du pouvoir conÁues pour faciliter la résolution de la crise Ha’tienne. En 2003, le parti forma un soit-disant gouvernement de transition pour défier la légitimité d’Aristide, et ses relations avec l’IRI et les républicains de Washington devinrent encore plus intimes.

Selon Scott de l’IRI, de 1998 – 2002, l’IRI soutint la Convergence avec ´ moins de 2 millions de dollars. ª En 2000, $34994 de cette somme furent alloués – l’IRI par le NED pour diverses excursions des chefs de la convergence – plusieurs réunions conÁues ´ pour ouvrir des canaux de communication ª avec ´ d’importants décideurs politiques et analystes ª. L’IRI rencontra les chefs de la Convergence encore en 2002 en République Dominicaine avec une délégation de républicains du Congrés incluant Caleb McCarry, un membre du personnel du comité de relations extérieures de la chambre des représentants, fermement Anti-Aristide qui, selon un ancien cadre supérieur du Département d’…tat, ´ travaillait comme main et gant avec Lucas pour nouer l’opposition – des sources de financement ª.

Le Secrétaire d’…tat Colin Powell recommandait la continuation de la politique ha’tienne de Clinton ñ Aristide avait éventuellement corrigé les résultats des élections ñ revendiquant une augmentation de l’aide internationale, mais ses efforts furent contrecarrés par les rejets systématiques de la Convergence ó et par une Maison Blanche qui semblait déterminée – mettre la politique Ha’tienne dans une direction opposée.
(www.haitipolicy.org/archives/June-August2002/Powell.htm )

Dés 2002, Bush avait éliminé le poste de coordinateur spécial pour Ha’ti ainsi que l’implication quotidienne du conseiller pour la sécurité nationale sur le dossier d’Ha’ti. Il nomma aussi l’héritier idéologique de Helms, Noriega, d’abord au poste d’ambassadeur U.S. – l’OEA, et plus tard – celui d’Assistant secrétaire d’Etat aux affaires hémisphériques, renforÁant de ce fait l’influence de l’IRI.

Pendant ce temps, Lucas de l’IRI commenÁa – démolir l’Ambassadeur U.S, Brian Dean Curran, un diplomate de carriére nommé par Clinton, qui avait des preuves que Lucas était en train de saper les efforts diplomatiques visant – résoudre la crise politique Ha’tienne. Cherchant – affaiblir Curran politiquement, Lucas propage des rumeurs destructives sur sa vie personnelle, selon un proche collaborateur de Curran qui désire rester anonyme. Un journaliste ayant accés aux diplomates U.S. en Ha’ti nous fit un récit similaire. L’associé de Curran assure aussi que Lucas a menacé Curran et un autre cadre de l’ambassade, affirmant qu’ils seraient révoqués aussitÙt que la vraie politique U.S. serait édictée. L’IRI refusa de discuter des interférences de Lucas avec Curran ou tout autre cadre de l’ambassade.

En réponse au resquillage de Lucas, Curran exigea que l’USAID l’emp’che de participer au programme de l’IRI sur Ha’ti. Lors d’une audition sénatoriale sur Ha’ti, le 10 mars 2004, Sénateur Chris Dodd, un démocrate de Connecticut, insiste auprés de Noriega pour avoir des détails de l’implication de Lucas. ´ L’approbation de cette nouvelle subvention était conditionnée – une interdiction pour le directeur, Stanley Lucas, de participer au programme pendant une période de temps parce que l’Ambassadeur des …tats-Unis en Ha’ti avait des preuves qu’il sapait les efforts des …tats-Unis visant – encourager l’opposition – coopérer avec les efforts de l’OEA pour négocier un compromis. N’est-ce pas vrai aussi? ª Dodd interrogea Noriega.

´ Oui Monsieur ª concéda Noriega.

Et Dodd de continuer: “Stanley Lucas est-il encore impliqué?”
“D’aprés ce que je sais, il fait encore parti du programme,” répliqua Noriega. Selon Scott de l’IRI’s, Lucas fut rayé du programme seulement pour une durée de quatre mois par l’USAID.

Le rÙle continu de Lucas frustrait Curran; Il remit sa démission en juillet 2003. Dans son discours d’adieu – Port-au-Prince. Curran fit la remarque suivante : ´ Il y a plusieurs en Ha’ti qui ont préféré ne pas m’écouter, moi le représentant du Président, mais plutÙt leurs propres amis – Washington, des sirénes de l’extrémisme ou de la revanche d’un cÙté ou des apologistes de l’autre, ª dit Curran ´ Ils ne détiennent pas de postes officiels. Je les appelle les chiméres de Washington ª

Au moment du départ de Curran, la caisse du programme ha’tien de l’IRI débordait gr’ce – une subvention de 1,2 millions de dollars de l’USAID pour 2003 et 2004. Selon Scott de l’IRI ´ en gros $200000 ª de cette subvention furent utilisés pour transporter plus de 600 membres de l’opposition en République Dominicaine et aux …tats-Unis pour des rencontres avec l’IRI. Avec l’aide de l’IRI, ils fondérent une nouvelle coalition, dénommée Groupe des 184, constituant l’aile de la supposée ´ société civile ª de l’opposition. L’IRI présentement [1]héberge la page du groupe 184 sur son site Internet de politique Ha’tienne qui arbore des photos des démonstrations contre Aristide – Port-au-Prince en mars dernier.
[1] www.haitigetinvolved.com/index.asp

Les ´ Power-brokers ª ou courtiers de pouvoir du Groupe des 184 étaient divisés en deux camps : l’aile constitutionaliste, une majorité du groupe, mettant l’accent sur les démonstration et la diplomatie comme moyens pour forcer Aristide – partir, et l’aile dure déterminée – le chasser par n’importe quel moyen nécessaire. Les constitutionalistes étaient représentés par le porte-parole du groupe des 184 et son plus illustre membre, André Apaid Jr., un Ha’tien-Américain d’origine Libanaise qui contrÙle un des plus vieux et grands empires d’ateliers de misére en Ha’ti. Les membres de la ligne dure étaient dirigés par Wendell Claude, un politicien qui était déterminé – venger la mort de son frére Sylvio, un pasteur protestant brlé vif par une foule de partisans d’Aristide aprés le coup d’…tat de 1991.

Pendant que l’aile constitutionaliste organisait une série de démonstration de rues jusqu’– la fin de l’année 2003, Claude et les partisans de la ligne dure couvaient des plans pour un coup d’…tat. Ils firent appel – Guy Philippe, un ancien commissaire de Police entraÓné aux …tats-Unis et d’une réputation trés peu enviable en droits humains. Il devait diriger une bande d’insurgés presque entiérement composée de membres exilés des escadrons de la mort FRAPH, et d’anciens soldats des FADH, les Forces Armées d’Ha’ti qu’Aristide avait dissoutes en 1995. Pendant trois ans, ils se sont cantonnés – un village sur la frontiére avec la République Dominicaine, Pernal, qu’ils utilisent comme base de lancement pour des actes de sabotage contre le gouvernement d’Aristide, incluant une attaque éclair sur l’académie de Police ha’tienne qui en juillet 2001 a fait 5 morts et 14 blessés.

Lucas semble avoir eu des rencontres occasionnelles avec les insurgés. Dans une entrevue accordée par Philippe via son téléphone cellulaire, il affirme que Lucas et lui ont grandi ensemble et que Lucas est un ami de longue date de sa famille. Et bien que Philippe affirme avoir rencontré Lucas – la fin de l’année derniére, il maintient que cette rencontre n’était pas politique : ´ Il [Lucas] aidait une opposition démocratique – s’organiser. Je ne savais pas vraiment grand chose sur son travail parce que je ne parlais jamais de politique avec lui. ª

D’autres, pourtant, décrivent des liens plus formels entre l’IRI et les insurgés. Jean-Michel Caroit, correspondant en chef en république Dominicaine pour le quotidien Le Monde affirme qu’il a vu Paul Arcelin, – une réunion de l’IRI – l’HÙtel Santo-Domingo en décembre 2003. Caroit, qui prenait quelques verres avec plusieurs participants au hall de l’hÙtel, dit que la réunion fut convoquée ´ fort discrétement. ª Son récit rejoint celui d’un journaliste ha’tien qui raconta – Salon, sous le couvert de l’anonymat, qu’Arcelin participait souvent aux réunions de l’IRI – titre de représentant de la Convergence en république Dominicaine.

Scott de l’IRI nie vivement toute implication avec les insurgés. Il dit que ´ L’IRI n’a jamais traité avec Guy Philippe et les chefs des autres groupes violents. ª Pendant les audiences au Sénat sur Ha’ti en mars, Sén. Dodd sonda le Secrétaire Noriega – propos des liens entre Lucas et Philippe et lui aussi les contesta : ´ Je n’en ai jamais entendu parler, et – ma connaissance ce ne serait pas le cas. Cela ne serait certainement pas acceptable. ª

En plus de violer ses propres directives déclarées, l’IRI peut avoir également enfreint les réglements de son principal financier l’USAID, qui interdisent aux bénéficiaires de travailler avec des ´ groupes antidémocratiques ª qui n’ ´ évitent [pas] l’usage de la violence pour renverser des institutions démocratiques ª ou qui ´ dans le passé, ont approuvé ou sponsorisé la violence.ª

En février 2004, les insurgés se portérent – l’attaque en Ha’ti aprés avoir traversé la frontiére et établissant le siége de Cap-Ha’tien, le seconde ville plus important du pays. PlutÙt que d’envoyer des troupes pour les arr’ter, l’administration Bush dép’cha Noriega le 18 février pour essayer d’apaiser la violence en proposant – Aristide et l’opposition représentée par Apaid du groupe des 184, un marché de partage du pouvoir. Ce soir-l–, Noriega présenta la proposition – Aristide, accompagné de son avocat général Ira Kurzban. ´ En moins de deux heures ª, dit Kurzban, Aristide avait accepté l’offre.

Mais quand Noriega s’assit avec Apaid ce soir l–, c’est en prenant des gants blancs qu’il l’aborda. ´ Une fois que nous avons expliqué – Noriega la situation en Ha’ti, il a compris. Je ne peux pas dire qu’il nous a poussé ª raconte Charles Baker, le beau-frére d’Apaid et un membre du conseil du Groupe des 184 qu’Apaid a mis au courant de la rencontre.

´ Ce gars l– est un citoyen américain ª, explique Kurzban – propos d’Apaid qui est né – New York. ´ Vous ne pensez pas que si les Etats-Unis voulaient faire pression sur lui, qu’ils ne pourraient pas le faire ? Donc, c’est comme si on lui disait OK Andy, avec un clin d’úil et un acquiescement de la t’te, prends donc quelques jours pour y penser. ª Cela va sans dire qu’Apaid rejeta le compromis.

Le jour suivant, Philippe et une bande de 200 insurgés armés de fusils de collections et de M-16 (dont certains, d’aprés Caroit du journal Le Monde, leur avaient été procurés par l’armée dominicaine approvisionnée par les Etats-Unis) capturérent le Cap-Ha’tien et commencérent leur progression vers Port-au-Prince.

Le 28 février, les plus hauts décideurs de la politique étrangére de Bush, incluant Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Condoleeza Rice et Colin Powell, se concertérent par téléconférence et, d’aprés le Washington Post, décidérent de faire pression pour qu’Aristide parte. Le jour suivant, avec la Police Nationale d’Ha’ti en pleine déroute et les insurgés se rapprochant de la résidence d’Aristide, les officiels de l’ambassade des …tats-Unis présentérent – Aristide un choix plutÙt dépouillé : Restez en Ha’ti sans protection ou acceptez de prendre place dans un avion américain pour l’exil. Il prit l’avion et deux jours plus tard, Guy Philippe entrait dans la capitale, accueillant les acclamations de ses partisans et se vantant aux reporteurs étrangers d’’tre ´ Le Chef. ª
(Washington Post, www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A17889-2004Feb29?language=printer )

Selon le Washington Post, Bush n’était impliqué ni dans la décision de faire pression pour l’expulsion d’Aristide ni dans celle d’assurer le transport d’Aristide vers l’exil. Quand Aristide fut transporté hors du pays, le 29 février, Bush fut réveillé dans son sommeil par un appel nocturne de Rice pour en ’tre informé. C’est seulement – ce moment qu’il autorisa le déploiement des Marines américains pour calmer la violence en Ha’ti.

Aux yeux de ses opposants, Aristide devait partir pour cause de corruption et de despotisme, mais maintenant qu’il est parti, le pays est-il en meilleur état ?
La réponse, – présent, est qu’en donnant carte blanche aux ennemis d’Aristide – Washington et en Ha’ti, l’administration Bush a créé une situation pire que celle dont elle avait hérité ñ et une qui n’est pas sans rappeler celle de l’Irak aprés la chute de Saddam. Au lendemain du départ d’Aristide, un pillage général se propagea – la grandeur du pays ; des voyous bien armés terrorisaient les commerces et ravageaient l’infrastructure publique du pays. Toutes les prisons du pays furent littéralement vidées, libérant et les criminels de droit commun et les contrevenants de droits humains ñ incluant le notoire cousin de Stanley Lucas, Rémy.

Plusieurs Experts sur Ha’ti, incluant Maguire du Collége Trinité, prévoient que les prochaines élections la-bas auront lieu dans les deux prochaines années. Pour l’instant, le président d’Ha’ti est Gérard Latortue, un ancien cadre de la Banque Mondiale salué par Gouverneur Georges Bush de Floride dans un éditorial du 23 mars sur le Washington Post, pour son ´ intégrité et son service désintéressé. ª Mais sans renommée domestique, Latortue a d s’incliner devant Philippe et les insurgés, qu’il a publiquement baptisés des ´ combattants de la liberté. ª Comme un autre dirigeant nommé par Bush — le Président Afghan Hamid Karzai, dont l’administration branlante compte sur les forces de paix des Nations-Unies concentrées dans la capitale du pays — le gouvernement Latortue détient trés peu d’autorité. D’aprés un communiqué de presse du 15 juin en provenance du Conseil sur les affaires hémisphériques – Washington, un organisme non partisan, en plus des centaines de partisans d’Aristide assassinés – l’intérieur de Port-au-Prince m’me, des criminels condamnés, d’anciens chefs paramilitaires et d’autres vigiles gardent le contrÙle effectif de presque toute la campagne ha’tienne.

Et, comme elle l’a fait avec les gouvernements européens sur l’Irak, la politique de l’administration Bush en Ha’ti a provoqué une crise diplomatique dans le bassin des Cara’bes : Plus de quatre mois aprés le départ d’Aristide d’Ha’ti, la communauté des quinze nations de la communauté Caribéenne refuse encore le gouvernement Latortue, et en juin l’OEA a ouvert une investigation sur l’expulsion d’Aristide. Les troupes des Etats-Unis d’Amérique ont transféré le contrÙle de la mission de paix aux Nations Unies le 20 juin dernier.

´ On doit ’tre trés inquiet de la direction que prend le pays. ª dit Maguire. ´ un trés grand nombre de personnes qui dans le passé ont été discréditées pour avoir abusé du pouvoir et des gens ont repris leur ascension dans le gouvernement. Jusqu’ici, il n’y a aucun signe que le nouveau gouvernement ou les Etats-Unis feront obstacle – ces forces antidémocratiques. ª

Un communiqué de presse d’avril de Batay Ouvriye, un syndicat des travailleurs ha’tiens d’usines et d’entreprises, fait cet appel urgent :

´ Il n’y a personne légitimement responsable nulle part. Toute une série d’arrivistes ont pris avantage de la situation pour s’établir comme autorités, comme chefs, et dans cette comédie, le peuple souffre réellement. CETTE SITUATTION NE PEUT PAS DURER ! ª

[1] Le site du groupe des 184 a été supprimé de www.haitigetinvolved.com/index.asp depuis la publication originale de l’article

HLLN Note: This is an unofficial translation of Max Blumenthal’s “The Other Regime Change.” For the original english, go to Ezili Danto archives at:
https://lists.riseup.net/www/arc/ezilidanto/2006-01/msg00006.html

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Forwarded by the Haitian Lawyers Leadership Network
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